Saine Abondance

Je me suis abonné à ce site et j’y trouve une foule de renseignements qui sont, je crois, susceptibles d’intéresser aussi mon lectorat sur ce site. Ici je ne vous montrerai qu’une sélection (arbitraire je le concède) si vous en voulez plus je vous donnerai en courrier privé les coordonnées du site repris ici en titre.

Voici ma première sélection :

C’est parti pour l’erreur numéro 1, celle qui rend fou le plus patient des jardiniers et le plus amoureux de la nature… : désherber les mauvaises herbes !

LA question qu’on s’est tous posée au moins une fois
Faut-il nécessairement ARRACHER les « MAUVAISES » herbes ?

Réponse
Surtout PAS.
Les mauvaises herbes sont en fait des plantes « bio-indicatrices ». C’est un peu comme les symptômes d’une maladie.
Elles sont révélatrices d’un état de votre sol, et elles sont en cela très précieuses. Elles permettent de savoir quel type de sol vous avez.
Leur apparition n’a qu’un but : rétablir l’équilibre naturel du sol.
De nombreuses études ont montré que les « mauvaises herbes » arrivaient dans un ordre logique, pour passer d’un état de friche à une prairie, puis au modèle de la forêt.
Bien sûr, à l’échelle d’une vie humaine, on ne voit que le liseron ou les ronces qui peuvent rapidement vous gâcher la vie.
La voie du juste milieu
Lorsque je dis qu’il ne faut surtout pas les désherber, j’entends une approche rationnelle.
C’est-à-dire qu’il ne faut surtout pas les désherber SYSTEMATIQUEMENT.
Si elles prennent vraiment trop le pas sur vos cultures et qu’elles risquent « d’étouffer » vos légumes, alors il convient de les gérer.
Mais pas de les arracher (cela stimule leur repousse).

Secret N°1 : les mauvaises herbes n’existent pas
C’est un pur anthropomorphisme qui nous fait voir le jardin du mauvais œil.
Si quelque chose se modifie dans votre jardin, le bon réflexe est de vous demander « pourquoi » est-ce que cela est apparu ou a disparu ?
Savoir décrypter pourquoi vous avez telles ou telles mauvaises herbes vous donne les clés pour rendre votre sol plus fertile.
Voici quelques exemples de « Mauvaises herbes »
(ou autrement appelées « plantes bio indicatrices »)
Renoncule Rampante (nom scientifique : Ranunculus repens)
Elle apparait dans les sols saturés en eau (hydromorphes)
Conséquence : trop d’eau = moins d’air dans le sol.
Risque : la précieuse activité bactérienne du sol est vouée à disparaitre totalement.
Grand Plantain (nom scientifique : Plantago major)
Il apparait dans les sols compactés et tassés.
Risque : dans un sol tassé, l’air ne peut plus circuler, l’activité bactérienne diminue.
Rumex à feuille obtuses (nom scientifique : Rumex obtusifolius)
Il apparait dans les sols asphyxiés (qui manquent d’air)
Une de ces causes : l’apport excessif de matière organique animale (ex : compost de fumier de volaille), provoque une asphyxie du sol. Il ne faut pas surcharger votre terrain de fumier.
Leur apparition, comme leur disparition, est importante. Si une nouvelle espèce de mauvaise herbe prend le pas, c’est qu’un changement (de nature ou de structure) est apparu dans votre sol. Et dans tous les cas, cela impacte vos récoltes.

Secret 2 : Les « mauvaises » herbes sont en fait TRES BONNES
Très bonnes pour qui ?
Pour votre sol sur le long terme (comme on vient de le voir), mais aussi pour VOUS !
Par exemple, si vous consommez 300g/jour de nos amies les orties, vous consommez ainsi la ration quotidienne de protéines végétales nécessaires à votre corps.
En soupe ou saupoudrées sur vos salades, les orties c’est délicieux !
Autre cas, les sulfureuses consoudes qui poussent comme du chiendent. Elles sont en fait bienfaitrices pour votre sol, car leurs longues racines vont en profondeur décompacter votre sol.
Ainsi elles l’aèrent, ce qui est très bénéfique pour obtenir de belles récoltes.
Pour votre prochain diner, surprenez vos amis avec une salade à la consoude !
Les jeunes pousses de feuilles sont comestibles et gouteuses.

Secret 3 : Les « mauvaises herbes » sont l’assurance-vie de votre sol
Une fois qu’on a compris cela, on a tout compris : un sol nu est un sol mort.
Et sur un sol mort, rien ne pousse.
Qu’il s’agisse de « mauvaises » herbes ou de vos légumes, de fleurs ou d’herbes, il faut absolument que votre sol soit recouvert d’une protection végétale.
Si vous pouvez toucher la terre de votre sol en touchant la surface de votre potager, c’est qu’il est mal ou pas protégé des rayons du soleil.
Conséquence ?
La faune de votre sous-sol meurt, votre sol meurt lentement mais sûrement : c’est comme si vous essayiez de faire un potager dans un sol en béton.
Nous avons vu que les « mauvaises herbes » :
Sont intrinsèquement des alliées du sol sur le long terme.
Peuvent être très utiles pour savoir comment améliorer votre sol sur le moyen terme.
Sont parfois comestibles, et donc bénéfiques pour vous sur le court terme.

Ceci dit, on est d’accord : il existe des cas particuliers.
Il existe des cas particuliers où votre jardin ressemble plus à une forêt de mauvaises herbes qu’à un jardin proprement dit.
Où les ronces, liserons, chiendents et consoudes ont des tiges tellement grosses qu’il faut utiliser la scie… !
Dans ces cas-là, oui il faut agir.

Mais agir en douceur : en imitant la nature.
Dans la nature, une plante a principalement besoin des 3 composants suivants pour se développer :
Du soleil (pour faire sa photosynthèse et ainsi créer sa propre énergie)
De l’eau (présente dans le sol)
Et des nutriments (présents dans le sol)
Si vous privez une plante de l’un de ces facteurs, elle et vouée à périr. Peut-être lentement, mais sûrement.
LE test à réaliser dès aujourd’hui
En ce qui concerne le cas des « mauvaises herbes » tenaces, je vous propose d’effectuer le test suivant : les priver de lumière.
C’est le seul facteur sur lequel vous pouvez jouer car vous avez peu de prise avec l’eau et les nutriments du sous-sol. En revanche, vous pouvez BACHER les mauvaises herbes !

Voici une technique pour en venir à bout SANS EFFORT
Voici les 3 étapes naturelles pour désherber sans désherber

1.Priver les mauvaises herbes de soleil
Une stratégie simple consiste à recouvrir le sol où se trouvent les mauvaises herbes. Il faut le recouvrir en intégralité.
Vous pouvez mettre une bâche en plastique, ou recouvrir d’un tas de bois ou de cartons.
Zéro rayon de soleil sur les mauvaises herbes !
2.Attendre.
Afin d’affaiblir durablement la plante qui va se nourrir un temps en puisant dans ses racines, il faut attendre environ 3-4 mois en général pour un résultat optimal.
Une fois trop atteinte pour pouvoir continuer à se développer, la graine de la mauvaise herbe se mettra donc « en dormance », un peu comme les ours qui hibernent en attendant le retour du soleil.

3.Assurer la relève d’une nouvelle lignée de plantes
Dès que vous allez débâcher ou retirer vos cartons, les graines repousseront de plus belle. Pour éviter cela, il faut mettre en terre d’autres graines, et favoriser leur pousse à elles uniquement. Cette stratégie ne permet pas d’éradiquer à 100% les anciennes « mauvaises herbes », mais elle permet de semer d’autres plantes qui prendront le lead.

Conseils
Choisissez donc un mélange de graines. Je vous recommande un mélange de fleurs, de légumes et d’herbes. Faites quelques trous dans votre bâche ou votre carton, et semez dans chaque trou le mélange d’une dizaine de graines. Assurez-vous que le soleil ne touche que le trou où se trouvent les nouvelles graines.
Il existe encore de nombreuses choses à savoir sur les effets du désherbage et sur les mauvaises herbes. Mais maintenant, VOUS connaissez une nouvelle stratégie face aux « mauvaises herbes » !
Je vous propose de TESTER cette astuce sur une petite partie de votre potager.
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